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Bon à savoir

Le Sutterlin c'est quoi ? Ludwig Sütterlin naquit le 23 juillet 1865 à Lahr (Allemagne) et décéda le 20 novembre 1917 à Berlin. Il fut l'inventeur d'une graphie qui porte son nom: l'écriture sütterlin. Ludwig Sütterlin fut l'élève de Max Koch et d'Emil Döpler. Il créa de nombreuses affiches, dont le "Hammerplakat", l'affiche de l'exposition industrielle de Berlin en 1896.En 1911, Ludwig Sütterlin développe, suite à une demande du ministère de la culture de Prusse, une nouvelle graphie. Celle-ci fut adoptée et utilisée dés 1913 par la Prusse puis par de nombreux Länder allemands. Cette écriture, qui porte le nom de son inventeur, fut enseignée jusqu'en 1941, date à laquelle les nazis interdirent son utilisation par deux circulaires (la première du 3 janvier 1941 et la seconde du 1 septembre 1941). L'écriture Sütterlin (en allemand Sütterlinschrift) est une écriture cursive (manuscrite) de la fraktur allemande, héritée de l'écriture gothique, développée par Ludwig Sütterlin. Introduite en Prusse en 1915, elle s'est répandue en Allemagne dans les années 1920 et y a été utilisée jusqu'en 1941.Pour vous familiariser à cette écriture que beaucoup de généalogistes redoutent vous pouvez vous exercer en découvrant et en écrivant de façon ludique cette écriture en cliquant sur le lien suivant: http://www.suetterlinschrift.de/Francais/Ecrire_des_noms.htm Dictionnaire Latin - Français992 expressions rencontrées dans différents actes des registres paroissiauxab , ab à partir de , loin de a qua cecidit fracto cerebro obiit est décédé d'une fracture du crâne Aäm deo reddidit il rendit son âme à Dieu abacistus comptable abatis palefrenier abavus , abavia trisaïeul , trisaïeule abbreviator clerc de notaire abenarius faber chaudronnier , ferblantier abie(c)tarius ébéniste , sculpteur sur bois abierunt sont partis abnepos arrière petit-fils ( 4° degré ) abneptis arrière petite-fille ( 4° degré ) abrocator courtier absarius tenancier d'un manse accipitrarius fauconnier accisor collecteur d'impôts acicularius fabricant d'aiguilles aciscularius tailleur de pierre actionarius agent fiscal , commerçant actor dominicus régisseur actuarius régisseur , greffier acufex fabricant d'aiguilles acuminator aiguiseur acupictor tisserand en soie acutiator aiguiseur ad majorem dei gloria ( AMDG ) a la plus grande gloire de Dieu adminicula servante adulescentulus Jeune homme adumbrator dessinateur advocarius plaideur advocator avoué , fondé de pouvoir aedes demeure aedicula chapelle aedificator architecte , constructeur aedilis marguillier aedituus sacristain , sonneur de cloches aegrotus malade aeramentarius chaudronnier aerarius ( faber ) chaudronnier aeripercussor chaudronnier aeris flator chaudronnier aerius veteramentarius racommodeur de chaudrons aestas été aetas âge Aetatis 60 annorum âgé de 60 ans affactator tanneur affactor tanneur affaitator tanneur affectator tanneur affictarius tenancier à cens affidati fiancé agellarius petit propriétaire agens agent , représentant d'un seigneur ou d'une église ager champ agestis agriculteur aginator circumforaneus remouleur ambulant agittarius fabricant d'arbalètes agoranomus architecte agrarius agriculteur agricola agriculteur agricultor agriculteur agrimensor arpenteur agrorum custos garde champêtre ahenarius chaudronnier albicoriarius mégissier albus blanc alias autrement dit aliquem militem un soldat aliquid quelque chose aliquis quelqu'un alius autre allocatus official , juge épiscopal altare autel altarista ministre d'autel alter l'autre alumnus maître d'école alutatarius mégissier alutifex mégissier ambassiator avocat ambo tous deux , l'un et l'autre amentarius fabricant de courroies amicus ami amita (e) tante paternelle = soeur du père amitina cousine germaine côté paternel ( fille de la tante pat.) amitinus cousin germain côté paternel ( fils de la tante pat.) ammannus fonctionnaire au service d'un duc ampul(l)arius fabricant de bouteilles amputator arborum élagueur anatomus médecin , chirurgien ancellator chasseur d'oiseaux ancilla servante , moniale angelus messager angulator fabricant de ceintures anno aetatis ( A° Aet ) date anniversaire anno domini an du seigneur annonarius marchand de blé annos natus circiter ( à.... Natis ) âgé d'environ 42 ans annuatim annuel annularius faber fabricant de cottes de mailles annulator fabricant de cottes de mailles annus année anonarius marchand de grain ante avant , devant ante fores ecclesiae aux portes de l'église ( c-à-d à l'église ) antepenultième avant-avant-dernier antesignanus sergent-major antiquus ancien apaltor fermier apiarius apiculteur apodix prostituée apothecarius boutiquier , droguiste , mercier apparatorius portier apparitor serviteur armé apprenticius apprenti appretiator priseur apricator blanchisseur apud près de aqua eau aquabojolus sacristain aquarius porteur d'eau , surveillant des fontaines aquila aigle aquitarius palefrenier ar(r)ator laboureur aratrorum faber ( factor ) fabricant de charrues arbalista arbalétrier arborator horticulteur arcarius trésorier , archer arcator archer arcellarius fabricant de coffres arces archer archiater médecin archicantor premier chantre archifer archer architectus maçon , parfois architecte architriclinius maître de cuisine arcista archer arcoballista arbalétrier arcolarius fabricant d'arcs arcolarius menuisier arconnarius cardeur arcuarius archer arcufex archer arcularius fabricant d'arcs arcularius menuisier argentarius changeur argentifaber orfèvre argentifex orfèvre argillator fabricant de glu arillator marchand armamentarius fabricant d'armes ou d'outils armarius bibliothécaire , archiviste armator armurier armentarius vacher , pasteur armiductor maître d'armes armiger écuyer armiger page , écuyer armurarius armurier aromatarius droguiste aromatopola droguiste arques archer arrendator tenancier à cens arthopaeus boulanger artifex artisan , fabricant artifex bombardarum armurier artifex calcarium éperonnier artifex candelarum fabricant de chandelles artifex globulorum fabricant de bouton artifex horologiorum horloger artifex lorarus sellier artifex loricarius sellier artifex machinarum armurier artifex nodarius ( nodorum ) fabricant de boutons artifex organorum fabricant d'orgues artifex scenicus comédien artifex scopularum fabricant de brosses artista artisan artopaeus , artopoeus boulanger arvinarius charcutier arx citadelle ascendantes ascendants ascensor cavalier asinarius ânier asinus âne assator restaurateur assentator tenancier assertor procureur assertor pacis juge de paix assessor assesseur , cavalier attingens âgée de auarus cupide aucellator fauconnier , chasseur d'oiseaux auceps oiseleur aucipitis oiseleur auctionarius marchand débitant aulaeorum opifex fabricant de tapis aurarius orfèvre auricalcifaber dinandier auricampsor changeur de monnaie auricularius conseiller , confesseur aurifaber joaillier-bijoutier , orfèvre aurifex orfèvre auriga voiturier aurigeae conducteur de diligence ? ou simple voiturier auripercussor orfèvre auris oreille aut ou bien autem or , mais avia grand-mère avocatus avocat avunculi , avunculus oncle ( maternel ) avunculus oncle maternel avus grand-père avus , avia aïeul , grand-père , aïeule , grand-mère ba(i)llivus bailli baccalaureus lauréat d'université baiulus messager , porteur , précepteur bajulus charretier bal(l)ator danseur balistrarius archer ballistifex fabricant de projectiles balneator barbier bannarius garde champêtre bannis proclamatis après la proclamation des bans bapirifex fabricant de papier baptisatus , baptisata baptisé , baptisée baptus est die à été baptisé le barbaric(ar)ius brodeur barbarius barbier , barbirtor barbier barbitonsor barbier batalores bateleur batellarius batelier battitor batteur de blé beanus apprenti d'artisanat beatae Mariae virginis ( BMV ) a la bienheureuse vierge Marie beccarius boucher becharius tonnelier becherarius tonnelier bedellus aide-bourreau Belga Belge bellator guerrier belligerator guerrier bellum guerre beneficiatus bénéficiaire d'une fondation sans poste ber(bi)carius berger bernarius percepteur d'impôts bersarius chasseur bertonarius prévôt biarchus intendant bibliopegus relieur bibliopola libraire bicariator fabricant de gobelets en bois bidellus aide-bourreau bigamus marié en second ( pour la 2° fois ) bigarius charretier bigator charretier binae , bina deux à la fois bini deux par deux bissarius chasseur bivitellins jumeaux bladarius blatier , marchand de blé blasto aubergiste blattearius batteur d'or bombardarius , bombarderius armurier bombardiator armurier bombardifex armurier bombardus canonnier bombicinator tisseur de soie bonavoglia rameur sur les galères bonerius marchand de pois bonitor petit fermier bonus bon bordarius journalier boscida abatteur , tueur de boeufs bossequus bouvier botularius fabricant de saucisses bovarius bouvier bra(t)sator brasseur braccator malteur braciator brasseur braconarius garde-chiens bractearius ferblantier , orfèvre bracteator ferblantier , orfèvre bracteolarius ferblantier , orfèvre brasearius brasseur , malteur brasiarius brasseur , malteur brasiator brasseur brassator brasseur brasserius tenancier non pourvu d'un animal de trait bratteator ferblantier , orfèvre braxator brasseur brennarius garde-chiens breviarius messager brevis court bubulcarius bouvier , vacher bubulcularius bouvier , vacher bubulcus bouvier , vacher buc(c)inator sonneur de cor , veilleur de nuit buccularius bouvier burdonarius conducteur de bêtes de somme cadauer cadavre caecus aveugle caelebs célibataire caelum ciel caementarius tailleur de pierres , maçon calciarius cordonnier califex cordonnier caligarius bonnetier caligator bottier camifis guondom bourreau canis chien canonicus chanoine cantor chantre capellanus chapelain capillus cheveu capitaneus equitum capitaine de cavalerie caput tête carbonarii charbonnier carnifex bourreau carolus Charles carpentarius charron , charpentier , menuisier carus cher castellanus châtelain castra camp catalogus confirmatorum liste des confirmants catena chaîne caupo aubergiste , cabaretier causidicus avocat centesimus , a , um centième cerdo artisan cerevisarii brasseur chirotherarius gantier chirurgicus - chirurgus chirurgien cibus nourriture circa aux environs de circa , circiter , plus minus autour de , à l'entour , environ cirea , cireiter environ ciuis citoyen ciuitas cité cogito je pense cognatus apparenté cognitus connu colonus paysan comes comte commorans apud demeurant avec commorare demeurer concors uni coniucti marié à coniux épouse conjugis de l'époux , de l'épouse conjugum des époux , marié ensemble conjux l'époux , l'épouse consanguinus de même sang consobrina cousine germaine côté maternel consobrino subsignatus consentant ont signés consobrinus cousin germain côté maternel contrahunt ils se marient contraxerunt matrimonium , copilati ils ont contracté x , unis par le sacrement de x contraxit matrimonium ont contracté mariage corrigarius armurier cruor sang cubiculum chambre cuius corpus die 12ma sepultum est in coemeterio .... son corps a été inhumé le 12 au cimetière ..... cuius patrini ses parrain et marraine cultellifex coutelier culter couteau cum avec cum ducentis militibus avec deux cents soldats cum reliqua prole avec les autres enfants cuparius tonnelier cupritex chaudronnier custodis vaccarum gardien de vaches decembris decembre decima dixième décima octava novembis le 18 novembre decima quinta le quinzième decima secunda , duodecima douzième decima una , undecima onzième decimo dix defuncti , défunctus décédé dei gratia ( DG ) par la grâce de Dieu dei ou deo optimo maximo ( DOM ) a Dieu très bon et très grand deni dix à la fois desponsavit épousa dictum mot dictus dit die jour dies date , jour dispensatio dispense ditionis ( officiatus ditionis ) fonctionnaire ............ diues riche doctus savant domicella seigneur au féminin domicellus gentilhomme , seigneur domina seigneur ? dominius Dominique ? dominus ( Dns ) seigneur domissoriales ? domus maison ducenti deux cents dum viveret de son vivant duo deux duo milia militum deux mille soldats duxit uxore(m) prit pour femme e vivis excessit quitta le monde des vivants e vivis excessit aetatis suae circa 45 annos est décédé à l'âge d'environ 45 ans ecclesia église ecclesiae sacramentis munitus muni des sacrements de l'église eo (dem) die le même jour epistola lettre eques chevalier eques in legione cavalier au régiment equus cheval et eius uxoris et de sa femme et in locum venerunt et vinrent à la place de ex de ( village d'origine ) executeres executeurs ( dans le sens de témoins ) extraneus étranger , qui est à l'extérieur extrema unctio extrême onction extremis muniti muni des derniers sacrements faber artisan faber ferrarius ou faber ferarii forgeron faber lignarius ébéniste , tabletier fames faim famula servante famulus serviteur febris fièvre februarii fevrier februarius de février felix heureux fenestra fenêtre fere presque , environ feroniae forgeron ferus cruel fessus fatigué fidelis fidèle filia légitima fille légitime filia(e) fille filius fils filius geminus fils jumeau filius uxoratus fils marié fines pays finis borne flumen rivière fluuius rivière foderator foulon foraneus qui habite hors de l'enceinte foras dehors fores porte forma presentibus en présence de fortis courageux , vaillant fortuna hasard , chance fortunatus chanceux frater frère fratis filius fils du frère fratria femme du frère fratribus frère fratris filia fille du frère fuerent ont été fullo foulon fulmen foudre funus funérailles gemelli jumeau gemini , geminae frères jumeaux genealogia généalogie genealogus généalogiste gener gendre ( mari de la fille ) generalis général gens nation gladius épée gracilentus maigre granarium grenier ( à blé ) , magasin granarius magasinier , entreposeur granum blé grassarius brigand gratia crédit gratia faveur , reconnaissance gubernatorus generalis gouverneur général hac parochia de cette paroisse henricus Henri hiberna quartiers d'hiver hiems hiver hodie , hodierno aujourd'hui hodierno ( hodie ) aujourd'hui honesta l'honnête ( au féminin ) honestus l'honnête ( au masculin ) hora heure horam sextam post ( aute ) meridiem l'heure, 6 hr , après ou avant midi hostis ennemi iesu hierosomyt salotoris ( IHS ) Jésus sauveur de Jérusalem illegitimus ( masc ) , illegitima ( fém ) illégitime impedimentum dirimens empêchements dirimants au mariage in à in communione ecclesiae dans la communion de l'Eglise in domo quidem sua casu autem inopinato seu violento en sa maison , d'une mort subite et violente in facie santae ecclesi(a)e en présence de l'église ou devant la sainte église incola habitant indaeus juif infans , infantes jeune enfant , jeunes enfants ingens énorme , immense inibi de ce lieu inopia disette , indigence inquinatus sale instructor précepteur d'un seigneur inter entre iudex juge iurgium dispute iuris utriusque baccalaureus ( IUB ) bachelier en droit ( civil et ecclésiastique ) iuris utriusque licentiatus licencié en théologie iuro je jure iussu par ordre de juncti sunt matrimonio furent unis par le mariage lanio tondeur de mouton lanio bourreau lanitonsor bourreau lapicida tailleur de pierres lapis pierre latonius tailleur de pierres laudabilis , exemplaris vir probus ecclésiastique digne d'éloges lectus lit legens ultimum sacrum le prêtre qui dit la dernière messe leuis léger lex loi liber livre liber , libera célibataire liberi enfants lictor(ex) bourreau lignarii bûcheron linitextor tisseur de lin , de fils littera lettre litterae lettres lobor travail locatarius , -ria locataire locuples opulent locus endroit , lieu longe loin , de loin longus long ludimagister instituteur , maître d'école ludimoderator régent d'école ludus jeu lumen lumière lupus loup lutenantius lieutenant lux lumière magis plus magister ( mag , Mgr ) maître magister ferrifodina maître de forges magistra maîtresse , institutrice magnus grand maiores ancêtres majorennis textor maître tisserand malus mauvais manus main mariti frater beau-frère maritus mari mater mère matertera tante du côté maternel matertera magna grand tante matertera major arrière grande tante matricularius pauvre inscrit sur les registres de la paroisse matrima ( M ) marraine matrimonio iuncti sunt of coniunctti ( iuncti ) sunt unis par le mariage , mariés matrimonium le mariage matrimonium contraxerunt contractèrent mariage matrix mère , aïeule matrona dame , épouse matrona dame medicus médecin membrum membre mens esprit mensa table mensis mois mercator marchand , commerçant mercenarius journalier meus parrochiamus mon paroissien miles ridder = chevalier miles ruiter = cavalier miles soldat milia , millia milliers militissa fille , belle-fille ou veuve d'un chevalier mille milites mille soldats millesimo quigentisimo mille cinq cent minister serviteur minorennis le jeune , le mineure miser malheureux molestus pénible molitor - molitoris meunier moram gerens , moram trhens demeurant morbus maladie mortuus mort mortuus , -tua décédé -ée mos coutume mulier femme multi nombreux multitudo foule , multitude multor meunier multum beaucoup murus mur musca mouche mutus muet natu minima le plus jeune natus ( h ) , nata ( f ) né , née nauis bateau nauta matelot nec umquam cum ipsa peccasse et n'avait jamais péché avec elle nemo personne nepos petit-fils ou neveu neptis petite-fille niger noir nihil rien nobilis noble nobilis dominus ( ND ) noble seigneur nomen nom nomina baptisatorum liste des baptisés nomina defunctorum liste des décédés nomina matrimonio iunctorum liste des mariés nomina sacro oleo unctorum liste de ceux qui ont reçu l'extrême onction nominavit a nommé non possum vero illum pro patre inscribere que je ne peux cependant inscrire comme père non sorvet insolvable nona neuvième nonagesimo nonante nongenti neuf cents noster notre nostrae matris notre mère notarius ( not , nots ) nataire noverca seconde mère d'enfants nés d'un 1° lit nox nuit nullus aucun numerus nombre nunc in eadem domo sunt habitent à présent dans la même maison nuntius mercatorum crieur public ( porte-parole d'un message au public ) nuntius message , messager nuptia noces o (mn)ib(us) bannis factis tous les bans ayant été faits obiit ( ob ) décédé , mourut obiit in communione sanctae ecclesiae mourut dans la communion de la sainte eglise obiit sine prole ( ob s p ) mourut sans postérité obses otage occisus tué octagesimo quatre-vingt octava huitième oculus oeil officialis juge ecclésiastique , officiel officians Officier olla pot , urne omnibus bannis peractis (ou factis ) tous les bans ayant été faits omnis tout , tous operarii fodina ferrarii ouvrier de forge operarius homme de peine , ouvrier oppidana bourgeoise oppidanus bourgeois ( de la ville ) oppidum ville fortifiée oppidum place forte opus oeuvre , ouvrage ora pro nobis priez pour nous oratio discours orbata patre et matre orpheline de père et mère orbis cercle orbus orphelin oris ( textor , oris ) tisserand oriundus originaire de ostiarius portier ostium entrée ouis brebis pagus village palumbes pigeon , ramier panis pain pannitextor drapier paratus prêt parentes parents paries paroi , mur parochialis ( par ) de la paroisse de , paroissial paruus petit parvulus , parvula petits garçons , petites filles passus étendu pastillifex apothicaire , pharmacien pastor curé pater ( P ) père patre sporfor prêtre qui vit de dons patrini(i) ( PP ) parrains patrinus ( P ) ou ( Pat ) parrain patruelis ( fem ) cousine germaine côté pat.( fille de l'oncle paternel ) patruelis ( masc ) cousin germain du côté pat( fils de l'oncle paternel ) patruus oncle côté paternel patruus magnus grand oncle patruus major arrière grand oncle pauci peu nombreux pecorum custodis berger pecunia argent pellifex tanneur pellitarius fourreur penultima avant-dernier per secundas nuptias en deuxième noces permissis denuntiationibus après la proclamation des bans pes pied pictoris peintre pistor boulanger poena châtiment , rançon pons pont populus peuple porcus porc post après prae devant praeceps datus ex arbore tombé d'un arbre sur la tête praesens ( était ) présent praesidium garde praetor bourgmestre , prévôt praeviis tribus bannis avec dispense de trois bans presbyter ( pbr , presb ) prêtre presentibus ibidem en présence de pridie hier prima premier primissarius le prêtre qui dit la 1° messe primo enpremier lieu , premièrement primogenes , primogenitus premier né primum pour la 1° fois , d'abord princeps prince privigna belle-fille privignus beau-fils pro devant pro deo pauvre ( qui ne paie pas les frais de ) proavus , proavia bisaïeul , bisaïeule procurator procureur progenies lignée , lignage proles enfants , progéniture promissis denuntiationibus après la publication des bans pronepos arrière petit-fils proneptis arrière petite-fille prope près de , proche propter à cause de prosentibus présenté protempore bubulei in pour un temps vacher à , ou valet de charrue protempore habitues in Noedling pour un temps habitant à Noedelange protempore in Gerlingen pour un temps à Guerlange protempore molitaris in molendina in Longeau pour un temps meunier au moulin de Longeau protempore villicus in castro Baxtringen pour un temps fermier au château de Bertrange puella jeune fille puer garçon , jeune pupillus pupille , mineur quadragesimo quarante quadraginta quarante quaestus gain quarta quatrième quartus quatrième quia per epistolam mihi iuravit se esse innocentem parce qu'il m'a juré par lettre qu'il était innocent quinquagesimo cinquante quinta cinquième quisque chacun quondam autrefois , feu , fin rana grenouille raro rarement rarus rare Rdô Dnô pastore abréviation de : Reverendus dominus ( révérend curé ) receptis sacramentis après avoir reçu les sacrements relicta(m) veuve requiesca(n)t in pace ( RIP ) qu'il repose en paix res aduersae malheur residet apud habitant près de residet extra habitant en dehors residet in oppido réside en ville rex roi rotarius charron rubri sigilli avec le sceau rouge sacellanus ( sacel ) , sacellum chapelain , petit sanctuaire ? sacellum sanctuaire sacerdos ( sacer ) prêtre sacramentis munitus muni des sacrements sacrerium sanctuaire , chapelle saepe souvent sapiens sage sartor - sartoris - sartor(ius ) Laboureur ou tailleur d'habits ? satis assez scabinus échevin schola école scio je sais scolasticus ( scolas ) scolastique scorifex tanneur scriba greffier , comptable scriptarius scribe , clerc scriptum écrit sculptor imaginium sculpteur , statuaire scutum bouclier secunda deuxième sed toutefois , mais sellarius sellier , bourrelier semper toujours senex vieillard senior ancien , le plus âgé sentio je pense septina septième septingeta septante septuagesimo septante sepultus enterré sermo parole seruus esclave servata C.T. föa , servata concilii tridentini forma suivant le rite imposé par le Concile de Trente servus serviteur sexagesimo soixante sexta sixième sextilis du 6° mois sic ainsi signum signe , signal , silua forêt sine sans sinister gauche sinistra main gauche socer beau-père ( père par alliance ) socius allié socrus belle-mère par alliance sol soleil solemnizatum est matrimonium inter x et y le mariage entre x et y a été célébré solus seul solvit a payé soror soeur soror , sorores soeur(s) sororis filia fille de la soeur sororis filius fils de la soeur sororuxoris soeur de la femme spes espoir sponsus , sponsa fiancé , jeune marié spurius bâtard statua statue sub potestate matris sous l'autorité de sa mère sub urbis hors les murs , l'enceinte successor mortui qui a succédé à la mort de ( = le nouveau mari ) sum je suis supérior antérieur , supérieur suscepteres le parrain et la marraine sutor - sutoris cordonnier sylvarum custos garde forestier synodalis membre du conseil d'église tabernarius aubergiste , tavernier tabulatoris charpentier tector badigeonneur , stucateur tector staminei couvreur ( de toiture ) ( qui pose le chaume ) teneo je tiens terre terre terror épouvante tertia troisième tertium pour la 3° fois tertius troisième testamentum suun coram me delegavit a déposé devant moi son testament testes ( test , t ) témoin testibus témoin testibusPbus , testibus presentibus en présence des témoins testis, testes témoin(s) textor , textoris tisserand tibialum confectoris fabricant de tuyaux timbalum fabricant de sonnettes tinctor teinturier tonsor barbier , coiffeur toparcha ( topar ) seigneur toparchia ( topar ) seigneurie tortor(is) bourreau totus tout entier tranquillitas calme trans au delà de tres trois trigesima trentième trigesimo trente turba foule turma equitum compagnie de cavalerie tuus ton uel ou uenenum poison uerbum mot uesper soir uester votre uestis vêtement uetus vieux uexillum étandard uia chemin uictor vainqueur uictoria victoire uilla ferme , maison de campagne uillicus régisseur uinum vin uir homme , mari uisus vue uita vie uitium faute , vice uiuens vivant ultimus dernier umquam jamais unde d'où undique de partout unus un seul unus et vicesimus vingt et unième uolo je veux uox voix urbs ville usus usage ut pour que , en tant que ut de même que , lorsque , de sorte que utinam pourvu que utor je me sers de utriusque iuris doctoris ( UID ) docteur en droit ( civil ou ecclésiastique ) uulnus blessure uultus visage uxor femme légitime , l'épouse uxor illius l'épouse de celui-ci uxoratus marié uxorem ducere prendre pour épouse valde fort vexillifer porte-enseigne , enseigne vicesimus primus vingt et unième videlicet c'est- à- dire vidua veuve viduam ? viduum , viduus veuf vietor vannier vigesima vingtième vigesima prima vingt et unième vigesima secunda vingt deuxième vigesimo vingt vigilia gardes villica fermière villicus - villici fermier vitricus mari de la femme qui a des enfants d'un autre lit vivis vivre Wilhelmus Guillaume L'histoire des Registres (Paroissiaux et Civils) Registres paroissiaux et état civils sous l'Ancien Régime En France, mais aussi dans la plupart des pays de l'Europe de l'Ouest, l'autorité religieuse a très tôt souhaité répertorier les individus ayant reçu le baptême ou enterrés dans la religion. L’état civil sert aussi de preuve dans les procès, raison pour laquelle les différents gouvernants l’ont rendu obligatoire puis ont progressivement accru les mentions portées à l’état civil. A contrario, l'affaire Martin Guerre, jugée par le Parlement de Toulouse en 1560, montre la difficulté de procéder à l'identification des personnes de façon fiable, en l'absence de documents écrits, et à une époque où celle-ci est régie principalement par la reconnaissance interpersonnelle, fondée sur la perception des visages. Le plus vieux registre conservé est celui de Givry, en Saône-et-Loire, puisqu'il remonte jusqu'à l'année 1303. En 1406 c'est l'évêque de Nantes, Henri le Barbu qui s'intéresse à l'état civil, suivi dans le courant du XVe siècle par ses confrères de Saint-Brieuc (en 1421) et de Dol-de-Bretagne en 1446 Mais l'acte officiel instituant la tenue obligatoire de « registres des baptêmes et des sépultures » date de 1539. C'est l'ordonnance de Villers-Cotterêts, signée par le roi François Ier, ordonnance par ailleurs célèbre par l'obligation faite d'utiliser le français dans tous les actes officiels. Seuls quatre articles de cette ordonnance sont consacrés à l'« état civil ». Les registres de mariages ne sont créés qu'à partir de 1579 conformément à l'ordonnance de Blois. À partir du XVIe siècle les baptêmes, mariages et décès sont inscrits sur les registres paroissiaux de l'Église catholique. Loin du fait religieux s'installe une réalité civile de l'acquisition des biens dans les familles. Dès le début de cet enregistrement, on se heurte aux problèmes des protestants dont la croyance n'est pas reconnue par la monarchie française (sauf entre l'édit de Nantes (1598) et l'édit de Fontainebleau (1685)). Les mariages consacrés secrètement par des pasteurs n'ont aucune valeur au regard de la loi et les enfants nés de ces unions sont considérés comme enfants illégitimes et ne peuvent en aucun cas succéder à leurs parents. Ce sont alors les autres membres de la famille qui bénéficient de l'héritage des biens et titres, aussi bien du côté paternel que maternel. Les conversions forcées au catholicisme désunissent les familles et provoquent des disputes entre membres catholiques et membres protestants. C'est en avril 1667, dans l'« ordonnance touchant réformation de la justice » (aussi dite « ordonnance de Saint-Germain-en-Laye » ou « Code Louis ») que la tenue des registres en double est en principe rendue obligatoire, réduisant fortement la perte totale des informations pour cause de troubles, guerres, incendie ou dégradations par les rongeurs. L'un des exemplaires, dit « grosse » devra être conservé par le greffe du bailliage tandis que l'autre, la « minute », après avoir été paraphé, retournera entre les mains du curé desservant la paroisse. L'ordonnance avait pour but, entre autres, de substituer aux preuves par témoins devant les tribunaux royaux des preuves écrites, fondées sur les « registres ». En outre, le papier timbré devient obligatoire pour la confection d'actes authentiques. C'est d'ailleurs l'imposition d'une nouvelle taxe sur celui-ci qui provoqua, en 1674, la révolte du papier timbré, qui agite en particulier Bordeaux et la Bretagne. L'ordonnance de 1667 demeura cependant mal appliquée pendant plusieurs décennies. La multiplication des offices, pour des raisons financières, à la fin du règne de Louis XIV, ainsi que la querelle janséniste, conduisirent en effet de nombreux curés et responsables de ces registres à se les accaparer et à refuser de les transmettre à la justice royale. Selon l'historien Vincent Denis, « l'Etat royal a accaparé une fonction traditionnelle de l'Eglise. En définitive, la monarchie ne s'est pas montrée à la hauteur de la fonction capitale dont elle a voulu se charger . Aussi, dans l'immense majorité des paroisses, c'est seulement à partir de la déclaration du 9 avril 1736, rappelant et complétant l'ordonnance de 1667, que l'obligation de tenue en double des registres sera réellement généralisée. Préparée par le procureur général du Parlement de Paris, Guillaume François Joly de Fleury, associé au chancelier Henri-François d'Aguessau , cette déclaration prescrit notamment l'obligation pour le curé, les comparants et les témoins de signer, apposer une croix au bas de l'acte ou déclarer ne savoir signer ce qui devra être aussitôt retranscrit. Ce texte détaille aussi les différentes informations qu'il convient d'enregistrer par écrit, au moment du baptême, du mariage et de la sépulture, et insiste sur l'obligation d'enregistrer les ondoiements (rite simplifié de baptême que l'on fait en cas de danger de mort) pour les enfants mort-nés. De plus, dans le cas d'un décès par mort violente, l'inhumation ne peut avoir lieu que sur l'ordonnance d'un juge criminel. Enfin, ceux à qui l'on refuse une sépulture religieuse devront être enterrés après une ordonnance du juge de proximité. Le clergé régulier est soumis aux mêmes règles que l'ensemble de la société, de même que les hôpitaux généraux. « Au total, souligne V. Denis, la déclaration du 9 avril 1736 forme un texte très complet, qui va bien au-delà de la seule conservation des registres: réglant la plupart des opérations (sauf le détail des mariages), de l'enregistrement à l'extrait, en passant par la réformation et le dépôt des registres, c'est un véritable petit code sur « l'état des citoyens », selon le mot de Joly de Fleury ». Progressivement, la justice royale devient ainsi « le seul garant de l'état légal des individus » Jusqu'aux années 1730, la découverte des causes de la mort, en cas de mort violente, est toutefois l'une des priorités des fonctions des agents chargés du maintien de l'ordre (maréchaussée, lieutenant général de police, etc.), régie en particulier par l'ordonnance criminelle de 1670 (titre XXII) La déclaration de 1736 renforce ces dispositions réglementaires. A Paris, les morts anonymes sont envoyés à la morgue (à la « basse-geôle » du grand Châtelet) pour y subir des examens médicaux. Si le corps n'est pas reconnu ni réclamé, il est ensuite transmis aux religieuses de l'Hôpital de Sainte-Catherine, qui l'inhument au cimetière des Innocents. Le dépôt de cadavre du Châtelet est mentionné par une sentence du prévôt de Paris du 1er septembre 1734, qui associe pour la première fois la basse geôle du Châtelet à l'identification des cadavres . Des innovations architecturales seront par la suite apportées lors du déménagement, en 1804 et sous les ordres du préfet de police Dubois, de la morgue Quai du Marché-Neuf. Les protestants lancent une campagne vers 1750, avec le but de faire reconnaître la réalité civile des huguenots, à laquelle participe Anne Robert Jacques Turgot. Dans les années suivantes cette demande est reprise par Malesherbes, Claude Carloman de Rulhière, Rabaut de Saint-Étienne, qui obtiennent de Louis XVI, le 19 novembre 1787, l'édit sur l'état civil des non-catholiques, « édit de tolérance », car cet édit dont l'emploi du nom est impropre ne reconnaît ni la liberté de conscience, ni celle du culte. Les prêtres sont priés d'enregistrer sur leurs livres les naissances, mariages et décès des personnes de confession protestante, juive et des athées. Le Parlement rechigne à enregistrer l'édit royal et l'assemblée du clergé réprimande de façon solennelle le roi, le prie d'annuler son édit. L'Édit de tolérance, signé par Louis XVI en 1787, permit aux personnes non catholiques de bénéficier de l'état civil sans devoir se convertir (ou faire semblant) au catholicisme. Les principaux concernés furent les protestants (les juifs n'étaient pas sujets du roi de France)La naissance de l'état civil en 1792 L'acte de naissance de l'état civil proprement dit (car les registres paroissiaux ne concernaient que les catholiques jusqu’en 1788, puis les catholiques et les protestants) date du 20 septembre 1792. Les « BMS » (registres de Baptêmes, Mariages et Sépultures) deviennent les « NMD » (Naissances, Mariages et Décès), normalisés dans leur tenue et rédaction. Une table annuelle récapitule les actes de l'année, les registres sont tenus par commune et c'est le maire qui en est responsable en tant qu'« officier de l'état civil ». Les registres paroissiaux subsistent mais n'ont plus de caractère officiel. L'état civil est alors lié à la « citoyenneté ». Le député Louis Gohier déclare alors: « Les esclaves n’ont point d’état civil. L’homme libre seul a une cité, une patrie : lui seul naît, vit et meurt en citoyen. Tous les actes relatifs à sa naissance, à son mariage et à son décès doivent donc annoncer ce grand caractère » Les débats ne portent pas tant sur la laïcisation de l'état civil, préparée par l'Édit de tolérance, que sur les personnes devant remplacer les curés dans la tâche de constatation de l'état civil. Certains, tel François de Neufchâteau, considèrent que les élus municipaux sont incompétents, et qu'il faut donc transférer cette responsabilité aux juges de paix, aux notaires ou aux instituteurs. Finalement, le décret donne la responsabilité d'établir l'acte d'état civil aux maires, tout en prônant une simplification des formulaires afin de faciliter et de standardiser la procédure. En raison de fraudes auxquelles participent les maires, effectuées en vue d'échapper au service militaire, le Code civil modifie quelque peu les dispositions de la loi. Ce sont les autorités civiles, en la personne du maire de la commune, d'un de ses adjoints ou d'un agent communal disposant d'une délégation, considérés comme « officiers d'état civil » et nommés par le pouvoir central au lieu d'être élu, qui ont la charge de rédiger et de conserver les actes d'état civil. Le Code civil transfère aussi certaines compétences du préfet vers le juge, les doubles devant être déposé au tribunal de première instance et non plus à la préfecture. L'article 1317 du Code définit l'« acte authentique », tandis que le Code pénal consacre une section au « faux en écriture ». À partir de 1924, les communes de moins de 2 000 habitants sont tenues de déposer aux archives départementales leurs registres de plus de 150 ans. La même obligation peut être imposée aux communes de plus de 2 000 habitants si elles n'assurent pas à leurs archives de bonnes conditions de conservation. En ce qui concerne le mariage, sa substance est changée par la séparation totale du sacrement et du contrat civil ainsi que par l'instauration du divorce par la loi du 30 août 1792. La Convention sur le rapport de Cambacérès, proclame par la loi du 12 brumaire an II (2 novembre 1793) l'existence légale des enfants nés de façon illégitime, qui sont dorénavant qualifiés de « naturels », ce qui permet à ces enfants de pouvoir obtenir pour moitié la part des enfants légitimes lors des successions et de favoriser « l'institution du mariage ». Toutes ces mesures sont inscrites dans le Code civil français de 1804.L'état civil au XIXe siècle Le 17 juin 1796 l'état civil est imposé dans les départements français situés en Belgique. Néanmoins, un rapport de 1820, lors de la Restauration, montre que les registres ne sont pas tenus correctement, la loi de 1792 tardant à être effectivement appliquée. Les registres sont la proie d'erreurs, mais aussi d'arrangements (ils peuvent être antidatés, etc.) voire même de falsifications délibérées (incendies volontaires de registres, ou falsification de l'acte lui-même: un rapport de l'an XIII constate des « changements de noms de garçons en noms de filles (...), la falsification des dates des actes de naissance et de mariage », ainsi que la tenue de mariages « entre garçons sous des déguisements d'habits et de noms » Bien que la loi fasse sentir ses effets dans certaines localités, à la fin du Premier empire, la faible application de la loi de 1792 s'explique pour plusieurs raisons principales: d'abord, le clivage ville-campagnes: dans le monde rural, les relations de connaissance personnelle suffisent, aux yeux des administrés, à pourvoir à l'identification, qui semble superflue. De plus, les élus locaux comprennent mal les directives bureaucratiques; en outre, bien que les tensions s'apaisent après le Concordat de 1801, certains curés refusent de transmettre à l'administration les registres paroissiaux, tandis que l'ancrage des traditions religieuses convainquent bon nombre de paysans de l'inutilité de ces formalités administratives ensuite, un clivage régional et culturel: la langue française est loin de s'étendre sur tout le territoire; en ce qui concerne les juifs, dans certaines régions, ceux-ci n'ont pas de tradition patronymique chrétienne, rendant la procédure compliquée, d'autant plus que le décret de 1792 a légiféré en uniformisant l'usage des noms et prénoms. Un décret du 20 juillet 1808 donne un délai de quatre mois aux juifs pour se faire établir leur état civil, sous peine de bannissement. Les ancêtres du linguiste juif Michel Bréal composent ainsi son nom de famille en tirant au sort cinq lettres enfin, le refus de la conscription explique nombre de falsifications. La loi de déportation politique du 8 juin 1850 supprima la mort civile pour les condamnés politiques à la déportation (remplacée par la dégradation civique), avant que celle-ci ne fut définitivement abolie par la loi du 31 mai 1854. Le duc de Polignac avait été condamné par la Chambre des pairs à la mort civile, suite aux Trois Glorieuses de 1830. À la suite de l'incendie de l'Hôtel de Ville et du Palais de Justice de Paris lors de la Commune, en 1871, la Troisième République institue le livret de famille qui se généralise en France à partir de 1884. En Algérie, la loi du 23 mars 1882 créé l'état civil algérien, après plusieurs tentatives infructueuses (en 1854 et 1873).L'état civil au XXe siècle L'état civil se perfectionne en 1897 avec le report en marge (mention marginale) de l'acte de naissance des conditions du mariage ou divorce puis en 1922 avec l'introduction de la date et du lieu de naissance des parents dans les actes de naissance des enfants et, depuis 1945, les dates et lieux de décès et autres modifications de l'état civil sont retranscrits en tant que mention marginale de l'acte de naissance.La réforme de 1993 permet d'inscrire sur les registres d'état civil les « enfants sans vie », lorsque l'enfant est décédé avant la déclaration de naissance.La loi sur le nom de famille de 2005 permet aux enfants nés après le 1er janvier 2005 de porter soit le nom de la mère, soit celui du père, soit les deux.Un arrêté de 2005 a aussi inclus l’inscription au Fichier des personnes recherchées (FPR) des personnes découvertes sans identité d'état civil : cadavre non identifié, amnésique, nouveau-né.La mise en place progressive des passeports biométriques (décret du 4 mai 2008) soulève des difficultés d'état civil, car, outre des préoccupations liées aux libertés publiques, son obtention requiert une copie intégrale de l'acte de naissance, ce qui pose un problème délicat pour les personnes adoptées sans le savoir ou les personnes nées sous X . Les signes en généalogieLes principaux signes utilisés en généalogie sont les suivants : o ou *.......naissanceb .......baptêmex .......mariagexx.....2ème mariagexxx....3ème mariage)( ......divorce+ ......décès(+) ou =....inhumationtest. ..testamentCm ...contrat de mariagenot. ...notairePss ....paroisse? .......douteuxP .......pèreM ......mèrep ou ss.......parrainm ......marraine

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